Les photographies ont été réalisées lors d’un séjour en Inde entre octobre 1996 et janvier 1998.
Le choix prépondérant du noir et blanc marque la volonté de ne pas rester prisonnier des clichés chatoyants, riches en saris colorés et en étals d’épices aux teintes brutes. La diversité des scènes tente de représenter les diverses impressions ressenties en Inde lorsque j’y ai vécu. Je ne saurais mieux dire qu’Olivier Germain-Thomas :
« J’aime l’Inde pour la fraternité immédiate que l’on rencontre à chaque croisement. Et c’est le pays où l’on ne cesse de vous mentir, où neuf sur dix des mains tendues sont des mains qui veulent prendre.
J’aime l’Inde pour ses éblouissantes beautés, et c’est le pays où j’ai vu les maisons les plus laides, les rues les plus tristes. (...)
Nous cherchons des cohérences là où la vie, et l’Inde avec, n’offrent que des juxtapositions. Nous les nommons stupidement contradictions dans l’impossibilité où nous sommes de les englober. » [1]
Illustration : Ticket de l’India Rail.
Pour voir davantage de photographies sur ce sujet, accédez au diaporama.
[1] GERMAIN-THOMAS Olivier, Retour à Bénarès, Albin Michel, 1986.